Burkina Faso: Le dernier 1er Ministre de Blaise Compaoré déféré

Luc Adoplhe Tiao, Le dernier chef du gouvernement de Blaise Compaoré a été déféré, ce 16 septembre 2016, à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.

Poursuivi, comme l’ensemble de son gouvernement dans le cadre du dossier de l’insurrection populaire, Luc Adolphe Tiao a  annoncé le 9 septembre 2016 son retour au Burkina, après un exil de deux ans en Côte d’Ivoire. Un retour motivé par sa volonté de répondre de ses actes.

De retour au Faso, il a été entendu par la gendarmerie et ensuite renvoyé devant la Haute Cour de justice.

Pour rappel, le 16 juillet 2015, le Conseil National de Transition a mis en accusation Blaise Compaoré et l’ensemble de son gouvernement pour leur rôle dans la crise survenue de l’insurrection populaire. Blaise Compaoré a été accusé de s’être « entêté à mettre en œuvre sa volonté de modifier la Constitution en vue de freiner le processus de l’alternance démocratique ».

Que reproche-t-on  à Luc Adoplhe Tiao ?

Tiao et ses ministres, de leur côté, sont  accusés de faits de coups et blessures, de complicité de coups et blessures, d’assassinat et de complicité d’assassinat.

Dans cette mise en accusation, il est particulièrement reproché à l’ancien Premier ministre d’avoir signé, le 29 octobre 2014, une « réquisition complémentaire spéciale » autorisant l’armée à faire usage des armes à feu contre les manifestants dans le maintien de l’ordre. Dans ce document, Tiao aurait demandé au chef d’Etat-major général des armées de prêter le concours des troupes nécessaires pour « empêcher par la force » les troubles à l’ordre public sur toute l’étendue du territoire national. En précisant que « l’emploi de la force pour l’exécution de cette réquisition comporte l’usage des armes ».

Guy De Bagnon

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