La cellule des anciens responsables de mouvements estudiantins condamne les actes de la FESCI et invite l’ensemble des organisations syndicales à la discussion (Déclaration)

Au cours d’une conférence de presse animée le jeudi 21 septembre à la maison de la presse, les leaders de la cellule des anciens responsables de mouvements estudiantins et scolaires ont condamné les récents « actes de violence de la FESCI ». Ils invitent à cet effet, l’ensemble des organisations syndicales à la discussion.

Depuis le 11 Septembre 2017, date officielle de la rentrée des classes, nous assistons à des mouvements de protestations qui ont conduit à des actes de violence observés dans des établissements scolaires et universitaires. Ces actes perpétrés par la FESCI, au motif du coût trop élevé des frais d’inscription, ont eu pour conséquences la perturbation des cours, la destruction et le pillage de biens publics et privés. Ainsi, des établissements scolaires ont été vandalisés et des élèves violentés réduisant tous les efforts consentis par l’Etat, les parents d’élèves et tous les partenaires du système éducatif depuis 2011.

Leurs actions, qui ne rencontrent nullement l’adhésion des acteurs du système éducatif, restent circonscrites dans certaines localités. Il est important de s’interroger sur l’attitude de la FESCI quand on sait que suite à des discussions qui ont eu lieu entre les organisations des parents d’élèves et le ministère de tutelle, un accord sur la gestion des établissements scolaires a été signé. Comment comprendre donc cette escalade de violence.

De quoi s’agit-il ?

Dans sa volonté funeste de prendre en otage l’éducation des enfants tout en occultant les efforts quotidiens des parents d’élèves, la FESCI s’est muée en organisation de parents d’élèves pour entraver le bon déroulement de cette nouvelle année scolaire.

Les COGES depuis leur création en 1995 par le décret No 95-26 du 20 Janvier 1995 ont permis des réalisations concrètes et visibles pour le bon fonctionnement de l’école ivoirienne, en occurrence :

Ø la construction, la réhabilitation et l’équipement en tables bancs des salles de classe

Ø l’appui aux activités pédagogiques

Ø l’entretien du patrimoine de l’établissement

Ø l’appui aux activités socio-éducatives

Tout ceci a permis de booster les résultats scolaires et rendre l’école ivoirienne plus compétitive. Les taux de réussite aux différents examens de ces dernières années l’attestent et nous en félicitons Madame la Ministre Kandia Camara.

A cet effet il importe pour nous d’appeler l’ensemble des organisations syndicales et celles des parents d’élèves à l’accalmie, à la discussion et à la responsabilité face aux perturbations aux desseins inavoués et inavouables.

Nous pensons que ce dialogue contribuera à éclairer les esprits par la vérité et taira à jamais les motivations obscures des petites gens obstinées à nuire sans raisons ni motivations objectives.

Paterne Gbocho

Porte-parole de la cellule des anciens responsables des anciens responsables de mouvements estudiantins et scolaires de Côte d’Ivoire

JB

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